Serealina dresse le portrait du système alimentaire de Nouvelle-Aquitaine

Mis à jour le 16 juin 2022

La première phase du programme de recherche SEREALINA dresse un portrait paradoxal du système alimentaire néo-aquitain. La production agro-alimentaire y est importante et diverse, mais la sécurité alimentaire s’avère fragile…

Le projet de recherche SEREALINA

Reposant sur un postulat de départ que la sécurité alimentaire d’un territoire ne peut être assurée que si le système alimentaire qui la sous-tend est résilient et durable, le projet SEREALINA, travaillera sur la façon dont est assurée la sécurité alimentaire en Nouvelle Aquitaine (2021-2026). Il interrogera la durabilité et la résilience du système alimentaire dans sa globalité et des systèmes alimentaires des territoires qui composent la région. Rassemblant plus de quarante chercheurs de la Nouvelle-Aquitaine rattachés à 11 laboratoires de recherche en Sciences Humaines et Sociales, il mobilisera l’interdisciplinarité pour analyser la sécurité alimentaire de la Région.

Le diagnostic du système alimentaire de Nouvelle-Aquitaine

Lors de la restitution de la première phase du programme, le jeudi 12 mai, Sidonie de Kermel, ingénieure de recherche, missionnée par l’Ademe et suivie par Nathalie Corade et Bernard Delhomme, professeurs à Bordeaux Sciences Agro, a présenté le résultat de ses recherches de ces 6 derniers mois. Elle dépeint le portrait d’un système alimentaire néo-aquitain vulnérable aux crises internationales, au changement climatique et aux évolutions démographiques. Le secteur agricole et agro-alimentaire de Nouvelle-Aquitaine affiche des faiblesses tant économiques que sociales et environnementales. En effet, les agriculteurs du territoire sont de plus en plus exposés à des problèmes de santé. Une perte de biodiversité est remarquée sur le territoire et l’agriculture exerce de fortes pressions sur l’eau, le sol et l’air.

Le système alimentaire de Nouvelle-Aquitaine peut toutefois compter sur une production diverse et de qualité, avec des outils de transformation nombreux. Le secteur agricole et agro-alimentaire embauche 10% des 2,5 millions d’emplois régionaux.

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