Partager sur facebook Partager sur twitter Imprimer la page Enregistrer la page en document PDF

Le fonctionnement du CCGAD

En signant le Pacte de politique alimentaire urbaine de Milan, Bordeaux Métropole s'est engagée dans une démarche de gouvernance alimentaire.

Bordeaux Métropole a acté le 19 mai 2017 la création d’un Conseil consultatif de gouvernance alimentaire durable pour une période test de trois ans, par délibération en Conseil métropolitain. Inspiré des Food Policy Councils anglo-saxons, le CCGAD est la première instance territoriale dédiée à l’alimentation durable en France.

Les missions du CCGAD

Le Conseil consultatif de gouvernance alimentaire durable a pour fonction de :

Fédérer les acteurs et animer les coopérations

En mettant en réseau les acteurs des territoires, le CCGAD a pour vocation de favoriser la mutualisation de leurs compétences, de faciliter le développement de partenariats et de promouvoir une vision systémique et concertée de l’alimentation, basée sur la co-responsabilité des acteurs du territoire.

Sensibiliser, valoriser, porter à connaissance

Le CCGAD vise à favoriser l’information et à mobiliser le plus grand nombre (citoyens, acteurs locaux et élus) dans la mise en œuvre d’un système alimentaire durable. Il assure dans ce sens une veille active sur les initiatives existantes et émergentes.

Soutenir les initiatives locales et les expérimentations

Le territoire regorge d’initiatives en faveur de l’alimentation durable que le CCGAD peut accompagner. Il peut aussi développer des expérimentations aux côtés des acteurs locaux pour tester des projets, faire émerger des solutions originales et viables sur le plan économique, social et environnemental.

Suivre et évaluer les performances du territoire

Caractériser, comprendre et anticiper les évolutions du système alimentaire permet au CCGAD d’évaluer les impacts à moyen et long terme des décisions et des actions qu’il mène, de formuler des recommandations auprès des décideurs politiques locaux ou autres acteurs du territoire pour avancer vers un système alimentaire local durable.

Le comité de pilotage

Le Conseil consultatif de gouvernance alimentaire durable est accompagné par un comité de pilotage, instance d’arbitrage visant à garantir la conformité du projet du CCGAD au regard de ses objectifs.

Il se réunit deux fois par ans afin de définir les objectifs annuels et d’en valider le bilan.

Le comité de pilotage est composé :

  • des élus présidant le CCGAD,
    • Anne Walryck, Vice-présidente en charge du développement durable,
    • Clément Rossignol Puech, Vice-président en charge de la nature, des espaces naturels et agricoles,
    • Béatrice de François, Conseillère métropolitaine en charge du développement de l'agriculture de proximité et des circuits courts,
    • Max Colès, Conseiller métropolitain en charge de l’agroalimentaire.
  • de l’équipe projet de Bordeaux Métropole (Direction de l’énergie, écologie et développement durable et Direction de la nature),
  • des partenaires historiques de la démarche ( DRAAF, DREAL et ARS),
  • des porte-paroles des cinq collèges d’acteurs.
Les collèges d'acteurs

Les membres du Conseil consultatif de gouvernance alimentaire durable sont répartis en cinq collèges d’acteurs :

  • Collège #1 : Acteurs des politiques publiques et accompagnateurs
    Collectivités, organismes publics, directions étatiques, associations, recherche
  • Collège #2 : Acteurs de la production alimentaire et agricole et accompagnateurs
    Producteurs (ruraux, périurbain et urbains), interprofessions, syndicats, associations, coopératives et autres modèles de regroupement, chambre consulaire, recherche
  • Collège #3 : Acteurs de la transformation alimentaire et accompagnateurs
    Industries agro-alimentaires, artisans, producteurs-transformateurs, associations, coopératives, chambre consulaire, outils de transformation, recherche
  • Collège #4 : Acteurs de la distribution alimentaire et accompagnateurs
    AMAP et autres modèles de paniers, grande et petite distribution, épiceries (dont solidaires), magasins de producteurs, banque alimentaire, chambre consulaire, organisme de logistique, MIN
  • Collège #5 : Acteurs pour la sensibilisation, la défense des intérêts et l’aide au changement de pratiques des mangeurs
    Consommation pour tous, auto-production, lutte contre le gaspillage alimentaire, nutrition, santé, environnement

Cette répartition en collèges vise à :

  • Assurer la représentation des différentes parties prenantes du système alimentaire au sein du CCGAD et dans les ateliers de fabrique.
  • Proposer un lieu d’échanges en parallèle des ateliers de fabrique et groupes de travail qui sont dédiés au passage à l’action.
  • Permettre aux acteurs de réfléchir ensemble au sein d’une même activité à des engagements vers davantage de durabilité.
  • Favoriser l’identification des acteurs sur les maillons du système alimentaire pour construire de nouveaux partenariats.
Les ateliers de fabrique

Les acteurs du CCGAD se réunissent lors d’ateliers de fabrique afin de rédiger collectivement des avis, recommandations et propositions à destination des élus de Bordeaux Métropole. Ils sont ainsi un lieu d’échanges et de gouvernance sur les questions alimentaires afin de garantir la place des enjeux de l'alimentation durable dans la stratégie métropolitaine.

Ces ateliers de fabrique permettent également de valoriser et de mettre en réseau les acteurs et les projets présents sur les territoires, et de faciliter l’émergence de projets partenariaux en accompagnant les synergies d’acteurs.

Les travaux des ateliers de fabrique concernent quatre thématiques prioritaires.

Permettre à tous d’exercer son choix d’une alimentation durable et de qualité

750 000 personnes habitent aujourd’hui Bordeaux Métropole et l’accessibilité alimentaire (pratique, financière, psychosociale, culturelle ou via l’information) est un enjeu majeur sur le territoire. Une enquête réalisée auprès des Bordelais (Enquête CEFIL, 2016) a montré que les prix, la facilité d’accès, les horaires et l’information ont une influence indéniable sur les achats alimentaires. Ces constats prouvent la nécessité de mettre en œuvre des actions permettant à tous les citoyens d’exercer leur choix d’une alimentation durable et de qualité sur le territoire en levant la contrainte de la capacité financière, en répartissant au mieux l’offre alimentaire, et en replaçant la production alimentaire durable et de qualité au cœur des villes.

Lutter contre le gaspillage alimentaire 

En France, 9 millions de tonnes de déchets alimentaires sont recensés chaque année dans la restauration collective et commerciale, dans la distribution et dans les foyers. Le gaspillage alimentaire a des répercussions économiques, sociales et environnementales importantes. Pourtant, avec les bons gestes, une grande partie de ce gaspillage serait évitable : restes de repas, fruits et légumes non consommés, aliments non déballés, excédents en restauration collective et commerciale, etc. Lutter contre le gaspillage alimentaire à toutes les étapes de la chaine alimentaire (de la production à la consommation) représente donc une priorité du CCGAD, qui rejoint ainsi les ambitions du Plan d’action Territoire Zéro déchet, Zéro gaspillage adopté par Bordeaux Métropole le 7 juillet 2017.

Renforcer la capacité agricole alimentaire de notre territoire

50% du territoire de Bordeaux Métropole est aujourd’hui occupé par des espaces naturels ou agricoles. L’agriculture, elle, mobilise 5 800 hectares. Mais comme l’a montré le rapport Quévremont en 2011, l’autonomie alimentaire du territoire est très limitée : l’étalement urbain et la disparition de la ceinture verte maraîchère sont de véritables défis pour la mise en place de systèmes alimentaires durables. Afin de renforcer la capacité agricole alimentaire du territoire métropolitain, les travaux du CCGAD visent à recréer du lien entre consommation et production, entre espace urbain et espace rural, mais également à encourager la recherche, la formation et l’innovation afin de valoriser les espaces dédiés à l’agriculture.

Relocaliser les filières et encourager les circuits courts et de proximité

La relocalisation des filières vise à renforcer l’autonomie et la résilience alimentaire locale en développant la solidarité et les échanges entre territoires. Encourager les circuits courts de proximité permet de travailler sur une répartition juste et équitable de la valeur ajoutée sur la chaîne alimentaire, de garantir de meilleures conditions de travail pour les agriculteurs et une alimentation de meilleure qualité pour les citoyens. La relocalisation des filières représente une étape supplémentaire du CCGAD pour amorcer la transition vers une alimentation durable et de qualité.